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mercredi 5 août 2015

Le voleur de livres





BD.




La face cachée de Saint-Germain-des-Prés.



l'âge d'or de Saint-Germain-des- Prés, dans les années 1950, brille par ses noms les plus célèbres : les Sartre, les Vian, les Beauvoir, les Camus, les Breton. Or, on y trouvait également une faune moins connue, mais non moins active, d'agitateurs-poètes et autres drôles de zigues qui ne manquaient jamais une occasion de se faire remarquer dans les pince-fesses chics en y laissant leur brouillon de scandale.
L'album que consignent le scénariste italien Alessandro Tota et le dessinateur Pierre Van Hove raconte cette face B de la littérature française à travers le prisme d'un personnage principal, Daniel Brodin, jeune homme issu d'une famille communiste, petit costume, petite cravate, qui ne sais pas quoi faire de sa vie et décide d'abandonner ses études pour suivre des "chemins imprévus"

Tout se joue en une nuit, après que Daniel, rattrapé et molesté par un bouquiniste à qui il venait de voler un livre, fait la connaissance de deux des membres d'une petite troupe d'anarchistes.
A l'issue d'une nuit bien arrosée assortie de sentences définitive - " Il faut tout faire pour ne jamais travailler car la vie est le  terrain de jeux de l'art"
Daniel décide qu'il sera poète et fait sensation dans une soirée en déclamant un texte qu'il n'a pas écrit. Plagiaire le voila qui s"enfonce dans une vie de traverse, épaulé par Jean-Michel, un énergumène aux méthodes violentes qui lui fera franchir le pas suprême.
Scénario passionnant, dessin en noir et blanc, vif précis, " Le Voleur de Livres" est un vrai coup d'éclat dans la BD française. Juliette Gréco chantait qu'il n'y aurait plus d'après à Saint-Germain-des Près.
Si si : il y a cet album.      



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