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mardi 26 mai 2015

Un amour exemplaire


Daniel Pennac & Florence Cestac





Jean a deux amours
Dans un troquet, la dessinatrice Florence Cestac croque l'histoire que lui compte l'écrivain Daniel Pennac : une idylle dont il fut témoin, enfant, dans l’arrière-pays niçois.
Jean, marquis répudié par sa famille, aime éperdument Germaine. Leur trésor ? Une fabuleuse collection d'ouvrages, seul héritage de jean. Ses bouquins, de précieuses éditions originales, Jean les lit à sa belle et les échanges parfois contre de quoi vivre. Dans ce récit aux personnages attachants, Pennac parle de l'amour, entre deux personnes bien sûr, mais aussi celui que l'on peut éprouver pour les livres.
A découvrir.  

mardi 19 mai 2015

Vahram Muratyan


Les rétines des lecteurs Des  jolies choses de CM vont forcément être impressionnées photographiquement, j'entend, par le travail de Vahram Muratyan.
Le graphiste français de 34 ans a tenu pendant plusieurs années les chroniques visuelles " La vie est belle" et " Etre et à voir" dans le magasine du Monde.
Complétées par d'autres dessins, une partie de ses contributions à été rassemblée dans un livre qui fait écho à son premier ouvrage, Paris Versus  New York  qui fut un succès de librairie et qui se présentait comme un match visuel entre deux ville.
                                                                                                                Dans Tick Tock, Muratyan développe la thématique du temps qui s’accélèr  en invitant ses lecteurs à " mettre sur pause" l'instant d'une succession de saynètes sorties de son imagination et de sa palette graphique.
Économe en couleurs et non dénuées d'humour, ses images flattent un age d'or du disign, très sixties, qui évoque les films de Jacques Demy et le règne immarcescible des talons aiguilles et des queue-de-cheval.

Fan à ses heures de cartographie, l'ancien élève de l'ESAG-Penninghen est plutôt dans le bon tempo en ce moment : il croule sous les commendes émanant de l'industrie de luxe, et projette de mettre en mouvement ses images immobiles sous la forme d'un film d'animation.  
                                                

mercredi 6 mai 2015

Keith Haring.

La galaxie de Keith Haring. 











Quatre silhouettes marquées d'une croix sont représentées par le peintre américain Keith Haring (1958-1990) à bord d'une soucoupe volante, selon lui le symbole du progrès.
Le support une bâche, est une compromis entre  la toile  et le bitume de la rue, où l'artiste a débuté dans les années 1980.
Sans titre cette, oeuvre est numérotée, tel un immeuble. Son aspect évoque celui d'une case de BD.

"Collectors, du tableau à l'objet"
jusqu'au 10 mai. Mamac, de Nice.
A ne pas rater si vous avez la chance d’être dans le SUD .

lundi 4 mai 2015

Lili Sohn

La guerre des tétons
 


Aurélie Sohn, alias Lili (née en 1984), graphiste et illustratrice Française, nous raconte dans le premier tome de sa BD La guerre des tétons son combat contre le cancer du sein.
Elle a seulement 29 ans lorsque que ce terrible diagnostique tombe.
Un sujet sensible que la jeune femme partage aussitôt sur un blog intitulé Tchao Günther, avant de le transposer en bande dessinée grâce au succès rencontré. En baptisant sa tumeur Günther. Un prenom Allemand en référence aux dresseurs de fauves qui utilise la langue germanique, si efficace pour donner des ordres aux animaux, Lili Sohn donne le ton. Armée d'un humour à toute épreuve et d'un art certain de la dérision, l'artiste nous décrit son nouveau quotidien. Ses illustration colorée racontent le choc de la nouvelle, le déni et la peur de la maladie, l'annonce aux proches, les inepties trouvées sur Internet, les visites à l’hôpital et chez le chirurgien esthétique, les questionnements sur sa féminité, puis cette nouvelle intimité à apprivoiser, Bien entourée par sa famille, ses amis, et le personnel médical, elle prend la vie à bras-le-corps. Loin de traiter le cancer à la légère, ce récit frais et bien documenté, informe sans lourdeur ni tabou, et finalement rassure.
Je lui tire mon chapeau.

vendredi 1 mai 2015

Cabrel



               In Extremis 
Comment succéder à un chef-d'oeuvre ? Il y a sept ans déjà, Francis Cabrel signait avec : Des roses et des orties l'un de ses meilleurs disques, à ranger entre les indispensables : hors saisons 1999 et Samedi soir sur la terre , 1994, le meilleur pour moi, allez savoir pour quoi ? enfin moi je sais! bon bref .
In Extremis, n'atteint pas à mon avis les sommets de ces albums cultes.
Mais sur ce treizième opus, Cabrel continue à creuser son sillon entre folk et blues, au fil de 12 chansons très épurées. Pas d'effets de manche, pas d'exercices de style mais juste l'envie de ne garder que l'essentiel.
Des mots toujours pesés soigneusement choisis. Et si In Extremis n'est pas son meilleur album, il contient trois chef-d’œuvres "Azincourt", "Le pays d'à coté", et "dans chaque cœur".
C'est déjà énorme !